Quelle éthique d’accompagnement ? …
pour quel entrepreneuriat ?

77% des entrepreneurs créent  et démarrent seuls…
Choisir ses statuts, enregistrer son entreprise (ou sa micro-entreprise), ne transforme pas un ancien salarié en nouveau patron…
Même s’il était cadre 😉
Il faut du temps pour entrer dans le nouveau costume.
Une fois passés les allègements fiscaux et autres subventions utiles pour démarrer, tenir dans la vie réelle, est passionnant et exigeant.

Hier le travail en solo pour les commerçants, artisans, professions libérales était possible.
Aujourd’hui, ceci devient plus difficile et risqué tant la pression des multiples activités à piloter est forte.
Le conjoint collaborateur n’est plus forcément là et … encore moins gracieusement ;-).
L’expert-comptable, le conseiller CCI ou CMA, le banquier (…) qui autrefois prenaient du temps ne peuvent plus forcément le faire tant ils sont eux-mêmes sous concurrence, pression d’industrialisation, regroupements…

Sur les épaules des solos repose les tâches que les grandes structures ne font plus. Il faut les assumer.
Les injonctions numériques s’ajoutent aux sollicitations des prestataires souvent illusionnés eux-même par l’eldorado supposé de la création. L’exsalarié, consommateur par ailleurs conditionné aux mirages de la publicité et du désir qui devient un droit, du trois fois sans frais,  se voit proposer le chiffre d’affaire facile, la visibilité Google garantie, le reconnaissance, la facilité etc …

Les accompagnants qui n’auraient pas le juste vision du réel (absence d’expérience en entreprise ou de formation, dépendance d’un sponsor, manque de formation, ...) deviennent le jeu des lobbying bien ficelés.

 

Entreprendre ne se définit plus à travers la maîtrise de son métier, le choix d’un statut et le pilotage de sa compta…

Entreprendre : acte de prendre le risque d’investir (argent, temps, énergie, compétences, relations) pour d’anticiper (ou provoquer) une relation de vente (de produits, services ) avec un public cible qui assurera à l’entreprise et l’entrepreneur par une bonne gestion les ressources (finances, temps, énergie, relations, compétences) de : * Rembourser les investissements * Payer les charges * Rémunérer le travail (dirigeant / équipes) * Préparer l’avenir (rose ou noir …) * Rémunérer les risques…

Entreprendre est pris dans ses 3 dimensions :
– le développement économique (la création ou captation de valeur)
– le changement individuel (la mutation humaine et sociale)
– la responsabilité managériale (le pilotage organisationnel et sociétal)

Entreprendre nécessite de décider et d’agir en pleine conscience des transformations personnelles, sociales et familiales que provoque le passage à une exposition complète aux risques et la responsabilité des actes.

Entreprendre entraîne de faire naître une organisation de moyens, de liens professionnels (salariés, fournisseurs, conseils, partenaires …) interdépendants donc d’assumer la responsabilité de changements continus dans leur mise en oeuvre et leurs conséquences.

Cette invitation à devenir « entrepreneurs du réel », intègre la réalité du risque, la notion de vie, donc de changements et de mouvements.

Elle invite les créateurs dopés à la publicité émise par des grandes structures … salariales de ne plus surjouer les facilitations de démarrage. Elle invite à engager la dimension managériale, du pilotage de projet et d’équipe, de l’éthique de responsabilité et l’engagement sociétal, y compris dans les créations individuelles qui ne peuvent se faire « hors sol ».

Accompagnement : Action de cheminer aux cotés d’un entrepreneur dans des phases d’évolution de son projet par des entretiens réguliers sur une période suffisamment longue pour que les bénéfices puissent être constatés ou les correctifs identifiés. L’accompagnement entrepreneurial est pluridisciplinaire (management, ressources humaines, marketing, gestion, juridique, financier, comptable, …) et se distingue de l’expertise à laquelle l’entrepreneur fait également appel.

Là où les experts, prestataires ou financeurs agissent de manière verticale, l’accompagnant à l’entrepreneuriat se situe dans une démarche de lien entre plusieurs disciplines qui concourent à rendre l’entrepreneur authentiquement autonome (apte à se poser lui même les bonnes questions ou initier ses adaptations). 

Un Accompagnement entrepreneurial se caractérise par un cadre :
– la durée (entre 3 mois et 5 ans) le temps d’un « cycle de changement » (exemple passer de salarié à entrepreneur, passer du démarrage à l’équilibre économique, le premier recrutement, l’association…)
– la régularité (entre hebdomadaire et mensuel) qui donne à l’accompagné le réflexe de faire une pause et permet de l’anticiper pour la préparer.
– la multiplicité (au minimum 5 fois) des rencontres qui est indispensable pour créer un climat de confiance, échanger dans des contextes respectifs différents, mettre en perspective et valoriser les apports, évaluer les résultats et envisager a-minima les rectificatifs.
– la diversité des thèmes qui ont abordés (business modèle, finance, ressources humaines, organisation, marketing-communication, commercial, juridique, fiscal, comptable)
– 3 à 8 h pour un diagnostic de potentiels et sécurité préalables , 20 à 25 heures en moyenne constatée pour le montage complet de la création et entre 8 et 15 h annuelle par la suite.
– Une méthodologie, des outils et un réseau relationnel
– Une professionnalité * de l’accompagnant (qu’il soit à titre gratuit ou rémunéré) impliquant un code déontologie.

La FNPAE est plus particulièrement centrée sur les pédagogies qui travaillent la posture et les compétences entrepreneuriales.
Ceci permet d’ajuster le modèle entrepreneurial envisagé, trouver des solutions alternatives au risque (toujours réel) de toute création et comprendre de quel accompagnement et/ ou formation le créateur ou la créatrice a besoin.

Cette approche permet au travers de méthodologies éprouvées d’élever le niveau de conscience des futurs entrepreneurs, les « désintoxiquer » de leurs réflexes de salariés, d’addict du web

Elle assure de rendre le recul indispensable après un vie salariale douloureuse ou …  un accompagnement à la recherche d’emploi mal ajusté.

Les professionnels responsables du financement, de la comptabilité, du marketing / communication ou du coaching post création apprécient de prendre notre relais. Ils gagnent du temps et de l’efficacité en assumant la déontologie de leur métier.

Face à l’engorgement de leurs structures (sous contraintes budgétaires ), les réseaux traditionnels de l’accompagnement se concentrent sur des porteurs de projets en appétit réel d’être accompagnés. Ils affichent le niveau d’éthique qui leur revient en laissant aux acteurs friands de quantité, de clics et de like Facebook, d’exploitation de la crédulité des créateurs.

Les marchands du temple du rêve entrepreneurial, de la réussite en 3 clics , de la promesse facile, de l’endettement des créateurs etc… trouvent dans nos actions une chance de revenir dans le champs de l’émergence d’une nouvelle économie, performante, lucrative, efficace ET responsable, sociale et durable.

* Un test en ligne d’évaluation des professionnels est disponible pour les adhérents. Nous demander l’accès lors de votre adhésion.